Les vomissements chez le chien et le chat

Vomissement ou régurgitation ?

Le chien et le chat ont la capacité de vomir plus facilement que l’être humain, s’ils ressentent une gêne gastrique. Il faut différencier le vomissement de la régurgitation : le vomissement est produit par une contraction active de l’estomac alors que la régurgitation est un rejet passif sans contraction active de l’abdomen. La régurgitation se produit en général juste après le repas et l’aliment est encore reconnaissable. Elle correspond plus à un problème oesophagien  ou à une intolérance alimentaire; elle se produit facilement chez les chiens gloutons qui mangent trop vite.

Les causes du vomissement.

Schématiquement, on distingue les vomissements liés à une cause digestive et les vomissements liés à une cause extradigestive. Les causes les plus fréquentes sont les suivantes :

  • Cause digestive :
    • Parasites digestifs et, en particulier, les vers qui, par effet irritatif peuvent provoquer des vomissements.
    • Ingestion d’aliments avariés et/ou contaminés. Intolérance alimentaire.
    • Inflammation de la paroi de l’estomac avec ou sans ulcère. En présence d’ulcère, il pourra être observé du sang dans les vomissements.
    • Epaississement du pylore (sortie de l’estomac) d’origine congénitale chez certaines races.
    • Ingestion de corps étranger : c’est une cause fréquente en particulier chez les jeunes animaux : ficelle, balles de tennis, cailloux, os, noyaux de fruits. Cela provoque rapidement un arrêt plus ou moins complet du transitintestinal et des vomissements.

    • Les signes de l’occlusion s’installent en 1 à 3 jours : vomissements répétés et incoercibles, prostration, douleur abdominale. Parfois , les symptômes d’une occlusion sont plus chroniques avec appétit capricieux, et perte de poids. Les corps étrangers linéaires (ficelle, fil de pêche  par exemple) sont particulièrement à craindre, car ils scient littéralement l’intestin sur des longueurs parfois importantes.

    • Ingestion de produits caustiques (soude, acide chlorhydrique), de pesticides : dans ce cas là, il y a généralement d’autres symptômes ajoutés liés à l’action spécifique du poison).
    • Syndrome dilatation torsion d’estomac : l’animal fait des efforts pour vomir, mais n’y arrive pas, il est abattu et rapidement, le ventre commence à gonfler.

  • Cause extradigestive :
    • Maladies infectieuses virales et bactériennes:
      •  la parvovirose (gastro-entérite virale) qui provoque des vomissements et de la diarrhée le plus souvent hémorragique.

      • La maladie de carré : elle allie des symptômes digestifs à des symptômes neurologiques, respiratoires, oculaires et cutanés.
      • L’hépatite de Rubarth (inflammation virale du foie)
      • La leptospirose : les signes digestifs, dont les vomissements, sont secondaires à l’atteinte des reins et du foie.
    • Le pyomètre : il s’agit de l’infection de l’utérus, secondaire à l’accumulation de sécrétions dans l’utérus après les chaleurs.
    • Pancréatite : inflammation du pancréas.
    • Péritonite : inflammation des parois de l’abdomen qui peut se déclarer spontanément ou suite à la rupture d’un organe infecté ( utérus, intestin en occlusion, ulcère etc..). il est décrit dans ce cas là des vomissements puissants en jet ; ils ne sont pas toujours observés.
    • Maladies métaboliques telles que l’insuffisance rénale, hépatique, le diabète sucré, l’insuffisance surrénalienne.
    • Cancers digestifs.
    • Troubles neurologiques.
    • Etat de choc.

Que faire dans l’urgence :

S’il s’agit d’un chien adulte, en bonne santé, et non déshydraté, on peut le mettre à la diète pendant 24 heures : l’eau sera distribuée en petites quantités et souvent. Une diète de plus de 24 heures peut être néfaste, il faut donc bien observer l’animal pendant cette période ; si son état général se dégrade, il faut consulter en urgence.

Si le chien essaie de vomir sans résultat, à fortiori s’il est de grande race, il doit être présenté en consultation en urgence, car il y a un risque de début de Syndrome Dilation Torsion de l’estomac.

S’il s’agit d’un jeune chien, ou d’un chien adulte mais qui présente de l’abattement et/ou de la fièvre et/ou de la douleur abdominale, ou que les vomissements durent plus de 24 heures malgré la mise en place d’une diète sur un animal qui parait en bonne santé,  il est recommandé de consulter en urgence.

Il est important, dans la mesure du possible, de pouvoir décrire au vétérinaire que vous consulterez les caractéristiques des vomissements, les circonstances d’apparition et leur durée, les signes associés au vomissement :

  • Caractéristiques des vomissements : morceaux de corps étrangers, fragments de plantes, présence de sang rouge ou noir s’il est en partie digéré, aliments non digérés, sucs gastriques ou biliaires jaunes ou verdâtres.
  • Circonstances d’apparition et durée : quand les vomissements ont t ils commencé ? à quel rythme se produisent t il ? y a-t-il eu un changement de nourriture ? une fugue ? un jeu avec une balle, un bâton ? votre chien a-t-il fouillé dans les poubelles, l’avez-vous vu  avaler un corps étranger, des produits phytosanitaires, des médicaments ? merci d’amener les emballages de ces produits. Votre animal a-t-il des traitements en cours ? des antécédents médicaux ? S’il s’agit d’une chienne, quand a-t-elle eu ses dernières chaleurs ?
  • Signes associés aux vomissements : fièvre? (la température ne doit pas dépasser 39°c), diarrhée ? troubles de  la conscience, vertiges, convulsions ?

Enfin, il faut savoir qu’il n’est pas recommandé de museler un animal qui vomit car il risque de s’étouffer. De même si les vomissements se produisent sur un animal dont la conscience est altérée (chien affaibli et couché par exemple), il faut dégager la bouche, en faisant attention de ne pas se faire mordre

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Le syndrome dilatation-torsion de l’estomac

téléchargementradioestomacVotre chien fait partie des  races suivantes : berger allemand, dogue allemand, setter gordon, setter irlandais, braque de weimar, saint bernard, beauceron, berger de brie, Basset hound, croisé des races précédentes).

Il présente brutalement des signes d’inconfort, se lève, se couche,  a du mal à marcher, bave, essaie de vomir sans y parvenir, hormis de la mousse. Il vous semble que son ventre a augmenté de volume.

Ce tableau est très évocateur d’un début de dilatation-torsion de l’estomac : c’est une urgence absolue.

Appellez immédiatement Vet’Urgences

La rapidité de prise en charge conditionne fortement le pronostic : en effet, très rapidement, du fait de la dilatation/torsion, des phénomènes de compression vasculaire peuvent entraîner une nécrose de l’estomac, des troubles cardiaques, des troubles de la coagulation et un état de choc.

Dès son arrivée à Vet’Urgences, votre chien sera immédiatement pris en charge et la réanimation médicale instaurée. Dès que son état le permettra, la chirurgie de repositionnement de l’estomac sera entreprise. Au cours de cette chirurgie, la rate sera éventuellement retirée si elle a été endommagée par la torsion. De même si une partie de l’estomac est nécrosée, elle sera retirée. L’intervention se terminera par la fixation de l’estomac à la paroi abdominale pour prévenir les récidives de torsion.

A l’heure actuelle, pour un chien pris en charge très tôt et dont l’estomac ne présente pas de zone de nécrose au moment de la chirurgie, les chances de succès de l’intervention sont estimées à 90%. Si  une partie de l’estomac est nécrosée, le pronostic s’assombrit.

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Maladies du coeur: la cardiomyopathie hypertrophique féline

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Les pathologies cardiaques chez le chat sont courantes, mais avec des répercussions variables allant de l’absence de symptômes à des insuffisances cardiaques congestives importantes.

La plus répandue de ces maladies cardiaques est la cardiomyopathie hypertrophique féline.

Elle consiste en une hypertrophie de la paroi du ventricule gauche s’accompagnant souvent d’une réduction du volume de la cavité du ventricule gauche

Chez les jeunes chats, on suspectera des pathologies congénitales  héréditaires avec des races plus prédisposées que d’autres  comme les Maine Coon, les Ragdol, les Bengal ou les Sphynx.

Chez le chat âgé, la cardiomyopathie hypertrophique pourra être associée à d’autres maladies: insuffisance rénale chronique, hypertension, l’hyper-thyroïdie.

En cas de grande fatigue, ou d’insuffisance respiratoire aigue, cette pathologie sera envisagée

Les symptômes:

auscultation : la mise en évidence d’un souffle cardiaque devra impérativement inciter à une exploration plus poussée de la fonction cardiaque. Cependant, l’absence de souffle, ne permettra pas d’éliminer cette hypothèse car ils ne sont décrits que dans 15 % des cardiomyopathies du chat.

Echocardiographie : c’est l’examen de référence, il permettra de mettre en évidence :

Un épaississement des parois ventriculaires gauches.

Une réduction de taille de la cavité ventriculaire gauche.

Une hyper-échogénicité du myocarde.

Une dilatation de l’atrium gauche.

Une hyper-contractilité du ventricule gauche.

L’ensemble de ces examens permettront d’établir un diagnostic précis permettant la mise en place d’un traitement adapté  en urgence

Grâce aux progrès de la cardiologie vétérinaire, une prise en charge en urgence  permettra souvent d’améliorer l’état clinique du chat, et de préconiser un traitement au long cours

 

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La Piroplasmose

Capture1La Piroplasmose, est une maladie du chien causée par un parasite sanguin (le plus courant est Babesia canis). Ce parasite est transmis au chien lors de la morsure d’une tique.

On observe une période d’incubation de moyenne de 7 à 21 jours entre la morsure de la tique et le début des symptômes.

Le parasite infecte les globules rouges du chien et les détruit, ce qui conduit rapidement à une anémie.

 

Quels sont les signes d’alerte ?

Les symptômes de la forme aigüe de la maladie (la forme la plus fréquente) sont :

 

-          Une forte fièvre et un abattement prononcé

-          Une anorexie

-          Des muqueuses pâles (en lien avec l’anémie)

-          Des urines foncées (liées à l’élimination de l’hémoglobine contenue dans les globules rouges qui éclatent)

-          Parfois des vomissements et diarrhée

-          Un ictère (c’est-à-dire une « jaunisse ») sur les formes avancées.

 

 

Comment la diagnostique-t-on ?

Le diagnostic consiste le plus souvent à prélever une goutte de sang du chien et la regarder au microscope : les parasites sont souvent visibles dans les globules rouges du chien. Certaines formes atypiques ou chroniques (beaucoup plus rares) nécessite des examens de laboratoire plus poussés.

La piroplasmose peut endommager les reins et le foie du chien, il convient de vérifier leur fonctionnement également lors du diagnostic pour adapter le traitement.

Un traitement en urgence est donc recommandé!

 

Quel est le traitement ?

Le traitement pour tuer les parasites dans le sang du chien sera administré par votre vétérinaire (souvent deux injections à 48h00 d’intervalle sont nécessaires). Une hospitalisation avec mise en perfusion est parfois nécessaire, notamment en cas d’atteinte des reins ou du foie. Une analyse de sang pour rechercher une éventuelle Erlischiose (autre maladie transmise par les tiques) est souvent intéressante en deuxième intention, lors du contrôle à 48h00

 

Quel est le pronostic ?

Le pronostic dépend de la rapidité d’intervention et de mise en place du traitement. La piroplasmose est une maladie grave qui peut avoir des conséquences sur les reins et le foie des chiens si elle n’est pas prise en charge rapidement.

Les rechutes sont rares mais restent possibles dans les semaines qui suivent la première infection.

Attention, un chien qui a déjà attrapé la piroplasmose peut l’attraper de nouveau !

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Comment l’éviter ?

Le meilleur moyen de se prémunir contre la piroplasmose reste la lutte contre les tiques.

Il faut protéger le chien contre les tiques avec des produits efficaces rapidement et si vous trouvez une tique sur votre chien malgré tout en rentrant de promenade, il faut la retirer sans attendre. En effet, il ne faut pas que la tique reste fixée plus de 48h sur le chien (délai après lequel le risque de transmission du parasite augmente).

Pour retirer une tique, il ne faut pas tirer dessus, il faut la tourner doucement sur elle-même et elle se détachera toute seule. Des petits crochets existent pour faire ça facilement, n’hésitez pas à en parler à votre vétérinaire. Il ne faut surtout pas utiliser d’éther pour retirer la tique car ce produit pousse la tique à injecter toute sa salive où se niche le parasite d’un coup !

 

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Les infections urinaires chez le chien

Il s’agit des infections des reins, des uretères (canaux reliant les reins à la vessie), de la vessie et de l’urètre (canal reliant la vessie au méat urinaire). L’infection peut atteindre individuellement chacun de ces organes ou en toucher plusieurs en même temps. Les bactéries remontent en général de l’extérieur, par les voies naturelles, mais peuvent également, chez le mâle, provenir de la prostate si elle est infectée, et de l’utérus chez la femelle, s’il est infecté. Elles peuvent également atteindre les voies urinaires par voie sanguine. L’infection peut être favorisée par la présence de calculs urinaires, de tumeur, par un abreuvement insuffisant ou de mauvaise qualité ainsi que par une alimentation inadaptée.

* Quelles en sont les causes ?

L’appareil urinaire comprend les reins qui permettent l’élimination de l’eau en excès ainsi que des déchets présents dans le sang : ce sont donc de véritables filtres ; l’eau en excès et les déchets sont ensuite acheminés par les uretères jusque dans la vessie où l’urine est stockée. Lorsque la vessie est pleine, l’animal ressent le besoin d’uriner; la vessie se contracte et l’urine est évacuée par le canal de l’urètre, dans lequel sont éliminées, chez le mâle, les sécrétions prostatiques.

Les infections urinaires sont le plus souvent d’origine bactérienne, la bactérie la plus fréquemment retrouvée étant Escherichia Coli ; c’est une bactérie présente dans l’environnement du chien. Elle migre en permanence par le canal de l’urètre, mais elle est, en principe, éliminée par le « lavage » provoqué par l’urine quand le chien fait ses besoins. Elle peut, cependant, arriver à remonter jusqu’à la vessie, par exemple si le chien urine moins, et même jusqu’aux uretères ou aux reins. Nous avons déjà vu qu’elle peut également provenir de la prostate ou de l’utérus. Quand c’est la vessie qui est touchée, on parle de cystite ; s’il s’agit du rein, on parle de néphrite.

Vu la fonction de filtre du sang des reins, les bactéries peuvent également arriver par voie sanguine, à partir, par exemple, d’une plaie souillée ou d’une infection de la bouche. Le rein est donc un organe exposé.

L’alimentation joue sur le pH urinaire (acidité des urines). Si le pH de l’urine est rendu alcalin (peu acide) par l’alimentation, cela favorise l’installation d’une infection.

De même, la fréquence à laquelle le chien urine joue un rôle important, puisque, s’il ne peut pas uriner suffisamment souvent, l’effet de « lavage » est perdu et les bactéries migrant par l’urètre ne sont plus éliminées : c’est le cas du chien enfermé trop longtemps, ou qui ne peut pas bien se déplacer, parce qu’il est arthrosique. C’est aussi le cas si l’apport en eau n’est pas suffisant.

D’autres maladies peuvent favoriser l’installation d’infections urinaires, comme les obstructions des voies urinaires par des calculs ou des tumeurs, les malformations des voies urinaires, les infections de la prostate ou de l’utérus ; le diabète est également un facteur favorisant. Il existe enfin une maladie infectieuse transmise par les urines de rongeurs qui peut affecter les reins : la leptospirose.

* Quels en sont les signes :

En cas d’infection de la vessie, l’animal fait plus souvent pipi, souvent quelques gouttes, ce qui fait penser qu’il devient sale ; les mâles s’accroupissent parfois pour uriner. On peut observer des urines troubles et parfois teintées de sang.

En cas d’obstruction par des calculs (surtout chez le mâle) et parfois de problème prostatique, l’animal fait des efforts improductifs pour uriner. Dans ce cas là, l’animal doit être vu en urgence.

En cas d’infection au niveau des reins, il peut y avoir de la fièvre, des douleurs lombaires (l’animal fait le dos rond). On peut éventuellement observer des urines troubles et/ou sanglantes. Vu l’importance vitale que représente la fonction rénale, toute suspicion d’atteinte rénale nécessite une prise en charge rapide.

* L’importance du respect du traitement :

Une fois le diagnostic établi, après les examens complémentaires (parmi lesquels analyse d’urine, parfois mise en culture, éventuellement échographie ou examens plus spécialisés), le traitement consiste à éliminer, par un traitement antibiotique parfois long les germes présents dans les urines et à corriger si nécessaire les facteurs favorisants (calculs urinaires, soins dentaires, traitement des infections de la peau). Il faut impérativement suivre à la lettre le traitement en terme de dose et de durée pour éviter les rechutes.

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La déshydratation

On parle de déshydratation lorsque le corps manque d’eau, ce qui se produit dans deux circonstances:

1. insuffisance d’apport : l’animal ne boit pas assez, soit parce qu’il n’ a pas suffisamment d’eau à sa disposition, soit qu’il n’est pas capable de boire (maladie, douleur dans la bouche, douleurs dans la colonne vertébrale rendant la prise d’eau douloureuse).

2. Élimination excessive : diarrhée, fièvre,vomissements, maladies rénales, diabète, canicule. etc…

Quelles sont les conséquences de la déshydratation?

Le corps étant composé à 60% d’eau, les conséquences de la déshydratation se font très rapidement sentir sur le plan circulatoire, ainsi qu’au niveau des reins et du cerveau. La perte de 10 % du poids du corps en eau provoque déjà des symptômes graves tels que: léthargie, altération de la conscience; l’animal peut entrer en coma et décéder.

Comment la reconnaitre?

Le premier signe est la perte d’élasticité de la peau. Si l’on pince la peau sur une épaule et que l’on tire le pli, la peau doit revenir instantanément à sa place. Si ça n’est pas le cas, il y a un début de déshydratation. Un autre signe est l’enfoncement des yeux qui  marque une déshydratation importante, ainsi que la sécheresse des gencives qui deviennent collantes.

Comment la prévenir ?

Il faut penser à laisser plusieurs points d’eau à la maison et dans le jardin dans des coins à l’ombre.

La quantité d’eau à prévoir pour un chien adulte est en moyenne de 70 ml par kilo et par jour :

Estimation de la quantité d’eau bue par jour en ml avec une alimentation sèche en fonction du poids du chien :

  • 3 kg : 150 à 225 ml
  • 5 kg : 250 à 375 ml
  • 10 kg :  500 à 750 ml
  • 15 kg : 750 à 1150 ml
  • 30 kg :  1200 à 2250 ml
  • 50 kg : 2500 à 3750 ml

Les chiots en croissance boivent 2 fois plus qu’un adulte de même poids: cette différence s’estompe entre 5 et 8 mois selon le type racial.

De même, les chiennes gestantes ou allaitantes boivent beaucoup plus (environ deux à trois fois).

Si votre animal est insuffisant rénal ou diabétique, il aura plus besoin de boire. S’ il souffre de diarrhée et/ou de vomissements, il ne faut pas le laisser se déshydrater: présentez le en consultation rapidement.

Si vous partez en voiture ou en randonnée, emportez l’eau nécessaire à votre animal. En randonnée, surtout l’été il est parfois difficile de rencontrer des eaux courantes. Laisser boire des eaux stagnantes type marre à gibier à votre animal n’est pas recommandé, En effet , il y a souvent présence d’algues vertes dans ce type d’endroit qui présentent une grande toxicité.

Ne laissez jamais votre animal attaché au soleil ou enfermé dans la voiture par fortes chaleurs : la montée de la température et la déshydratation provoqueraient un coup de chaleur qui peut être fatal

( voir actualités de mai 2014).

 

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L’anorexie chez le chien et le chat

L’anorexie se définit comme une perte d’appétit, empêchant l’animal de se nourrir. Elle peut être mortelle si elle devient chronique car le corps ne reçoit plus les nutriments indispensables à son métabolisme. Le chien supporte beaucoup plus longtemps l’anorexie que le chat.

Quelles en sont les principales causes ?

* L’incapacité à sentir la nourriture, un aliment de très mauvaise qualité.

* La fièvre.

* La douleur.

* Un problème dentaire, une fracture de la mâchoire.

* Un problème gastro-intestinal, en particulier présence d’un corps étranger, d’une tumeur intestinale ou d’une gastro-entérite sévère.

* L’insuffisance rénale.

* Un dysfonctionnement du foie.

* Une péritonite.

* Une inflammation du pancréas (pancréatite).

* L’insuffisance cardiaque.

* L’anémie.

* Un cancer.

* Un désordre métabolique.

* Un trouble du comportement dont l’anxiété, la dépression, les troubles de l’attachement. Une cause comportementale n’est envisagée qu’après élimination de toutes les autres causes.

Vu le nombre d’affections en cause possible, il faudra impérativement faire examiner son animal par un vétérinaire ; celui-ci, après un examen clinique complet et en particulier une palpation abdominale à la recherche d’une masse, d’une douleur, procèdera un bilan hémato-biochimique complet. Si ce bilan n’oriente pas vers une cause plus précise à explorer, il pourra avoir recours à des examens radiographiques et échographiques, à la recherche de masses, à des endoscopies en vue de biopsies..

Quelle est l’urgence ?

On considère que, après trois jours d’anorexie chez le chat et cinq chez le chien, il y a urgence vitale, même si certains chiens sont capables de supporter des périodes d’anorexie beaucoup plus longues. L’urgence est plus marquée chez le chat, car l’anorexie peut déclencher une surcharge graisseuse du foie, appelée lipidose hépatique qui vient aggraver l’anorexie. Ces animaux anorexiques ont besoin d’être perfusés par voie intraveineuse, pour recevoir les fluides nécessaires à un état correct d’hydratation et combler leur besoins d’entretien : il pourra être nécessaire, si l’anorexie persiste, d’alimenter l’animal à la seringue ou à l’aide d’une sonde.

Que faire ?

Parmi les causes d’anorexie, certaines sont des urgences, et au bout de quelques jours, l’anorexie elle-même en devient une. L’attentisme n’est donc pas la solution, il est préférable de consulter rapidement pour un animal anorexique depuis plus de 24 heures.

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La diarrhée

La diarrhée se définit par l’émission de selles molles, avec une fréquence augmentée. C’est un symptôme d’une maladie, mais pas une maladie en soi. Il existe environ une dizaine de causes connues de diarrhée.

Causes les plus fréquentes :

  • Infections du tube digestif par un microbe : l’animal se contamine à l’extérieur en léchant ou en consommant quelque chose contaminé par un microbe pathogène ; c’est la cause la plus fréquente ; cela provoque une infection et une inflammation de l’intestin que l’on appelle une entérite.
  • Parasites, virus dont celui de la gastroentérite hémorragique à parvovirus.
  • Maladies du foie, des reins, du pancréas.
  • Donc le symptôme diarrhée peut être le témoin d’une maladie non intestinale.

 Que faire :

Si votre animal conserve un bon état général, c’est-à-dire qu’il n’est pas abattu, a un appétit conservé, ne vomit pas, la diarrhée ne contient pas de sang, vous pouvez tenter de le soigner pendant 24 à 48 heures :

  • Diète alimentaire pendant 24 heures. Le laisser boire pour éviter la déshydratation.
  • Le réalimenter au bout de 24 heures avec un aliment hyper-digestible : viande blanche bouillie (poulet, dinde) et riz très cuit, collant et non rincé. Ce régime doit être maintenu pendant 4 à 5 jours. Si votre animal est guéri, vous pouvez réintroduire, progressivement sur 3 à 4 jours, l’aliment habituel.  Le premier jour : 3/4 de l’aliment de régime et ¼ de l’aliment habituel, le deuxième jour :1/2 et ½ et ainsi de suite.
  • L’Imodium, fréquemment présent dans les pharmacies familiales, peut être utilisé sous certaines conditions : il est absolument contrindiqué dans certaines races, en particulier le Colley. La dose doit être adaptée au poids : il faut donc impérativement appeler son vétérinaire avant d’utiliser un quelconque médicament.
  • Vermifuger votre chien , si cela n’a pas été fait récemment, de manière préventive, (dans les 6 mois, si c’est un adulte, dans le mois, si c’est un chiot).

Si votre animal a une altération de son état général (abattement, perte d’appétit, vomissements, sang dans les selles) ou que les soins que vous avez entrepris n’ont pas abouti à une amélioration ou à une guérison, il faut absolument consulter le plus rapidement possible pour qu’un examen clinique complet puisse être fait, ainsi qu’éventuellement certains examens complémentaires (recherche de parasites dans les selles, bilan hémato-biochimique pour rechercher une maladie générale dont la diarrhée ne serait qu’un des symptômes) . Un traitement plus agressif que celui mis en place à la maison sera alors entrepris. En cas d’échec de ce dernier, des examens plus spécialisés pourront être nécessaires, comme, par exemple, une endoscopie digestive.

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La péritonite septique chez le chien et le chat

 

Il s’agit de l’inflammation de la cavité abdominale provoquée par la présence d’agents infectieux.

* Elle peut être primitive, ce qui signifie l’apparition spontanée de l’infection par l’arrivée de microbes dans l’abdomen par les vaisseaux sanguins ou les vaisseaux lymphatiques. Cela représente 14% des cas de péritonite chez le chat, en excluant la péritonite infectieuse féline(PIF), d’origine virale, et qui ne rentre pas dans le cadre de cet article.

* Elle peut être secondaire : dans ce cas là, l’origine de l’infection est identifiée par les examens secondaires et/ou la chirurgie : il s’agit, par exemple, d’une péritonite déclenchée par la perforation d’un intestin par un corps étranger ingéré, ou bien suite à une inflammation du pancréas (pancréatite), ou encore à la rupture de l’utérus infecté (pyomètre) chez la chienne ou la chatte.

Quels sont les signes ?

Ils sont variables selon la cause et l’intensité de la péritonite : l’animal peut avoir des vomissements, parfois en jet, une perte d’appétit, de la fièvre, un ventre douloureux et très dur ; parfois le ventre est dilaté par la présence de liquide. Quand le cas est plus avancé, peut apparaitre un état de choc provoqué par la multiplication des bactéries et l’augmentation de l’inflammation, entraînant des troubles cardiaques, respiratoires, une altération de l’état de conscience, et éventuellement, des troubles de la coagulation. L’évolution vers la mort se produit dans 20 à 70% des cas.

La prise en charge :

Elle doit être rapide : au-delà de 5 heures, le pronostic est nettement assombri.

Pour établir le diagnostic, il sera nécessaire de procéder à des examens complémentaires : radiographie, échographie pour rechercher du liquide dans l’abdomen, ponctions abdominales et analyses sanguines pour évaluer la déshydratation, le fonctionnement des organes tels que le rein et le foie, les capacités de coagulation.

Le traitement a pour priorité le traitement du choc, il nécessitera donc, en premier lieu, un apport d’oxygène, des perfusions, des injections d’antibiotiques par voie intraveineuse ainsi que la gestion de la douleur.

Une fois l’animal stabilisé, l’abdomen sera exploré chirurgicalement dans le but de trouver la cause de la péritonite et de la traiter. Selon le cas, après traitement chirurgical et rinçage abondant de la cavité abdominale, un système de drainage sera mis en place pour permettre l’écoulement extérieur de tout liquide résiduel. On réalise parfois un drainage abdominal dit « ouvert » : l’abdomen n’est pas refermé en totalité, la plaie est protégée par des pansements changés régulièrement, la plaie sera refermée chirurgicalement, au bout de quelques jours, une fois que les écoulements seront taris.

Il s’agit donc d’une affection grave dont la prise en charge doit être rapide, et nécessitant des soins intensifs.

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La hernie diaphragmatique chez le chien et le chat

Qu’est ce que c’est :

La hernie diaphragmatique correspond à une communication entre le thorax et l’abdomen à travers le diaphragme qui est la paroi musculaire, participant à la respiration, séparant l’abdomen du thorax : par cette communication, s’engagent, dans le thorax, des organes abdominaux comme des anses intestinales, le pancréas, des parties du foie ou de l’estomac.

Cette communication est rarement d’origine congénitale ; le plus souvent, elle fait suite à un traumatisme, comme un choc brutal (voiture par exemple, ou chute sur un objet contondant) Ce choc crée une surpression qui provoque une déchirure du diaphragme. La localisation et l’importance de la déchirure sont très variables suivant la force et la zone de l’impact initial.hernie diaphragmatique chien

Quels effets produit-t-elle?

Le passage brutal de ces organes abdominaux dans le thorax provoque une compression du cœur et des poumons, entrainant une difficulté respiratoire aggravée par le mauvais fonctionnement du diaphragme déchiré. Les organes qui sont passés dans le thorax sont eux-mêmes comprimés au niveau de la brèche du diaphragme et leur fonctionnement commence à s’altérer.

Enfin l’ensemble de ces phénomènes produit en général une grande douleur qui vient encore rendre la respiration plus difficile

 Signes devant vous faire penser à une hernie diaphragmatique :

Il s’agit essentiellement de signes respiratoires, respiration plus ample, exacerbée par un effort. Selon le type d’organe engagé, il peut y avoir aussi des troubles digestifs, tels que vomissements et/ou des arrêts du transit mimant une occlusion. Parfois il n’y a aucun signe visible au début parce qu’aucun organe abdominal ne s’est encore engagé dans la déchirure du diaphragmatique : cela peut survenir plusieurs jours ou plusieurs semaines après la déchirure.

 Que faire ?

  En règle générale, tout animal ayant une respiration brutalement altérée, surtout s’il vient de subir un traumatisme (accident sur la voie  publique,  fugue, etc) est suspect de souffrir de cette affection. Il est évident que, vu l’importance des répercutions  organiques, la  prise en charge au sein d’une structure d’urgence doit  être rapide car le pronostic vital est parfois engagé.

 La prise en charge

 Le diagnostic est le plus souvent établi avec une radiographie, parfois d’autres examens sont nécessaires comme l’échographie ou un transit baryté.

Le traitement de la hernie diaphragmatique est chirurgical après réanimation  du patient et gestion de la douleur : il s’agit, sous anesthésie générale gazeuse avec ventilation artificielle, de replacer les organes intestinaux herniés dans l’abdomen et de refermer la brèche. Parfois il est nécessaire de retirer des parties d’organes qui ont trop souffert, comme le foie ou l’intestin, d’où  l’importance de la prise en charge rapide pour éviter d’en arriver, si possible, à ce stade.

Au cours de l’intervention, un drain est souvent placé dans le thorax, pour permettre de rétablir le vide autour des poumons.

La surveillance et les soins post chirurgicaux nécessitent, en général deux ou trois jours.

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